Alors qu’environ un tiers des universités étaient hier en grève, que même les IUT et les lycées commencent à rejoindre la mobilisation, le gouvernement continue de s’appuyer sur les présidences d’universités pour permettre une mise en application rapide la loi relative aux libertés et responsabilités (LRU).
Pour un véritable Service Public, faire du 16 novembre, jour du vote du budget de l’enseignement supérieur, une étape unitaire de l’action
Aujourd’hui 13 novembre, après quelques semaines d’agitation croissante sur la fac, les étudiant-e-s de l’université de Dijon ont voté en assemblée générale la grève et le blocage, la banalisation des td, ainsi que la participation aux manifestations du 14 et 20 novembre. L’ag a évidemment demandé l’abrogation de la loi Pécresse, mais aussi posé une revendication générale contre la sélection des étudiant-e-s et notamment des étudiant-e-s étrangers, contre la répression des mouvements sociaux, ainsi qu’un soutien à tous les travailleur-euse-s en lutte.
Au delà des revendications purement étudiantes sur l’abrogation de la loi Pécresse, les manifestants scandent des slogans demandant la gratuité de l’éducation, la santé et des transports. Sur le chemin menant au centre ville, les étudiants font un arrêt devant la boutique Twisto (qui gère le transport urbain sur l’agglomération caennaise). La boutique est occupée quelques minutes pendant que dehors, un texte réclamant la gratuité des transports est lu au mégaphone.