Manifestation à Grenoble (1ere partie) - 20/1/2007
Le CNRS va mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite faculté, c’est d’être courageuse. Je le suis et je veux l’être autant que ceux qui sont passés avant moi, comme l’IRD. Certes, le CNRS aurait voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c’est que sa mort serve à quelque chose.
Vendredi 16 novembre à 8h du matin, nous étions cinq étudiants de Jourdan (Germinal, Marlène, Julien, Pascal, Jean-Christophe) à nous rendre à l’assemblée générale des conducteurs de bus du Dépôt Porte d’Orléans / Montrouge, qui se trouve juste à côté du campus. Quand on est arrivés, ils étaient tous dehors dans la cour du dépôt et nous ont accuellis chaleureusement.
Je suis en grève aujourd’hui et je l’assume. Oui, j’assume de devoir vous poser des problèmes dans votre train-train quotidien, j’assume de vous obliger à modifier vos habitudes quotidiennes.
Les grèves de 1995, les mobilisations sociales de 2003, le « Non » de 2005 au Traité constitutionnel européen, le mouvement contre le CPE de 2006 ont contribué à freiner en France la contre-réforme libérale qui l’a emporté partout en Europe. Aujourd’hui, Sarkozy et son gouvernement veulent faire de la grève des cheminots et du mouvement dans les universités un test. S’ils parviennent à les briser, ils espèrent avoir les mains libres pour faire passer au pas de charge le train de réformes annoncé sur le droit du travail, sur le système de santé, sur la protection sociale.